Partagez :
FacebookLinkedInTwitter

Il y a 20 ans, le DSI était désarçonné par la transformation digitale ; celle-ci était porté, tantôt par le DG, tantôt par un CDO (Chief Digital Officer) qui prenait place au sein du CODIR et menaçait la prééminence du DSI. Ce fossé entre CDO et DSI fut générationnel et entraîna bien des conflits. Le DSI résistait au changement, le CDO l’impulsait sans coup férir. 

La transformation data (à partir des années 2020) et plus encore la révolution IA entamée en 2025 sont en revanche clairement l’affaire du DSI qui en profite pour étendre son influence, son périmètre son budget et ses équipes. 

3 causes expliquent ce leadership : 

  • D’une part, l’IA est perçue par les dirigeants comme une rupture technologique avant d’être un sujet business, rien d’étonnant que le DSI incorpore ces évolutions dans sa roadmap 

  • D’autre part, le DSI bénéficie du mouvement de convergence des métiers que Blue-search constate au fil des missions qui lui sont confiées. Ainsi, tandis que le digital est souvent annexé par la direction marketing (disparation du CDO « ambassadeur »), la data, puis l’IA reviennent dans le giron du DSI. 

  • Enfin, la multiplication des cyberattaques dans de nombreux secteurs d’activités (administrations, santé, luxe, banque, …) a rendu les DG très prudents et les conduisent à faire confiance aux DSI pour juger les sujets data et sécuriser les agents IA au sein de leurs SI.

Nous avons pourvu ces derniers mois plusieurs postes de DSI dans des secteurs très variés (e-learning, luxe, retail media, industrie, mode, …) et traitons de nouveaux mandats :

Ce qui montre bien le renouvellement de la fonction : dans un cas sur 2, le poste était un remplaçant d’un cadre jugé trop conservateur par rapport à l’innovation. 

Dans 2 cas sur 3, la définition de poste était élargie et incluait la data, le métier du CISO et le transformation IA ! 

Pierre Cannet