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(Illustration générée par l’IA)

L’IA va changer nos vies (comme hier l’informatique grand public et le smartphone). 

Il va également faire évoluer nos pratiques en tant que consommateur, salarié ou dirigeant d’entreprises. 

Une étude passionnante menée par le Cornestone (un éditeur de logiciel RH) a passé au crible environ 50 000 compétences demandées au travers de plus de 28 To (tetra octets) de données compilant des offres d’emploi, des CV, des données publiques, des parcours de formation ou des rapports d’entreprises dans plusieurs pays. 

Les enseignements sont nombreux : 

1/ Certaines compétences techniques sont de plus en plus demandées :  data analytics (+ 22%), cybersécurité (+ 31%), IA et machine learning (+245 %), blockchain (+ 175%). 

2/  D’autres, correspondant à ces tâches automatisables, sont de moins en moins exigées, par exemple la saisie de données (-75% de variation entre 2023 et 2025 ), la maîtrise de Microsoft Office (- 52 %), le support administratif (- 38 %), le service client (-45%).

3/ Globalement, les soft skills (qualités comportementales) montent en puissance au détriment des hards skills (compétences techniques) ; parmi les soft skills de plus en plus demandées, on trouve l’intelligence émotionnelle (+ 95%), la pensée créative (+18%) c’est à dire précisément ce que l’IA générative ne permet pas (encore).

4/ Désormais, ce ne sont pas seulement les cols bleus qui sont concernés mais aussi les cols blancs (c’est-à-dire les cadres) et, en particulier, les jeunes cadres en charge d’activités de recherche, de documentation ou d’études… ce que l’IA fait très bien « à leur place ». 

Notre position de chasseurs de têtes confirme déjà la plupart de ces constats statistiques ; quand on analyse les mandats confiés au cabinet, on constate  ainsi une forte demande d’experts et de managers des domaines suivants :

  • cybersécurité et CISO (chief information security officer) 
  • cloud computing
  • blockchain  
  • GEO  (générative Engine Optimisation) 

D’autres sont en souffrance ou en déclin : par exemple, on demande moins de community managers, de chargés d’études ou d’experts du SEO qu’auparanvant. 

A date, il n’est pas possible de connaître le solde entre les emplois détruits et ceux crées par l’IA ; depuis Schumpeter, nous connaissons le processus de destruction créatrice par lequel l’arrivée de chaque secousse technologique entraîne la disparition de métiers et la recherche de nouvelles compétences. Au moment de l’arrivée du digital puis du big data, nous avons déjà constaté un impact significatif sur l’emploi. 

Rendez-vous dans un an pour savoir si le solde aura été positif ou négatif en 2026 ! 

Source utilisée : Quelles compétences acquérir et exiger en 2026 ?